mardi 26 juin 2012

Chériii, je te fais du pain pour le petit déjeuner?

Je peux manger de la graisse hydrogénée et des conservateurs sous forme de burgers, de nutella, de beurre de cacahuète premier prix toute l’année sans sourciller. Mais quand j’ai récemment découvert tous les horribles additifs contenus dans le pain industriel / de supermarché (qui est le pain que l’on trouve en général au Royaume-Uni – ça ne court pas les rues, ici, les boulangeries), je me suis sentie…trahie. 
J’ai été élevée dans l’idée que le pain est un aliment sain et que « si t’as faim, mange une pomme ou du pain ». Ô rage, Ô désespoir, on nous aurait donc menti?
De cette affligeante découverte, j’ ai donc conclu que prendre un cours pour apprendre à faire du pain serait non seulement une activité super sympa pour la cuisinière curieuse que je suis, mais que cela pourrait s’avérer très utile tant que j’habite dans ce pays quasi-dépourvu de boulangerie.
C’est ainsi que je me suis retrouvée les deux mains dans la farine à l’atelier de Maria, pendant un cours de 5h sur le « Pain maison ».

Maria entourée de ses apprenties boulangères du jour

Même si l'on a probablement le même age, j’ai décidé que je veux être comme Maria quand je serai grande (je mets du vieux pain sur mon balcon, je vis ma vie par procuration lalala la). Elle est belle, elle est charmante, elle fait du pain et des gâteaux toute la journée, elle partage sa passion de la bonne cuisine et du bon pain, et en fait son métier.
Je ne pensais pas que l’on pouvait apprendre autant en si peu de temps. Avec Maria nous avons réalisé différentes recettes et types de pain. On a fait des petits pains, des pains galettes, des miches…je suis rentrée chez moi avec une semaine d'autonomie en pain que j’avais fait toute seule avec mes petites mains.
Maria nous a bien sûr appris le savant art du pétrissage de la pâte à pain – avec différentes techniques selon le type de pâte que l’on travaille – mais la recette que je vais partager avec vous aujourd’hui est une recette particulière, ouverte à tous.
Cette pâte à pain requiert 3 min chrono de préparation et donne des résultats époustoufflants. J’étais tellement conquise que je l'ai rebaptisé (je donne des surnoms à tout ce que j’aime : mes fringues, mes amis, mon voisin, ...)
Le voici donc, pour vous en exclusivité : Le Pain Divin des Feignasses.
Posologie: préparer votre pâte le samedi soir avant de sortir. Dimanche matin au lever (si c’est avec une barre en travers du front et la bouche sèche, ça marche aussi) ; avec seulement 10 min de travail, vous vous offrirez un ptit déjeuner au pain frais maison!
(Et ça Mesdames et Messieurs, ça vaut largement un Quick de lendemain de Cuite)

Le pain de seigle qu’on prépare la veille,
alias Le Pain Divin des Feignasses


Ingredients :
150g de farine de seigle
200g de farine blanche à pain
4g levure sèche (levure à pain en granules)
4g miel liquide
5g sel
290g eau
50g yaourt nature

Faire le pain :
1/ Dans un grand saladier, mélanger avec une cuillère en bois les farines, la levure, le sel. Ajouter l’eau et le yaourt et bien mélanger. (la pâte va au moins doubler de volume; alors prévoyez bien un saladier beaucoup plus grand que votre pate de depart).

2/ Recouvrir d’un couvercle plastique et réfrigérer pendant toute la nuit.
3/ Le lendemain, préchauffez votre four à 280°C. Quand le four est chaud, placer en bas de celui-un un plat avec un fond d’eau.
4/ Sortir la pate du frigo. Ne pas la faire dégonfler. Avec une cuillère à soupe ; placer sur une plaque de four recouverte de papier sulfurisé des boules de pâte de la taille d’une grosse cuillère à soupe bombée, bien espacées. Essayer de magner la pâte un minimum pour ne pas casser les bulles d’air qui se sont formées dedans pendant la nuit.

Maria nous montre comment faire nos petits pains sans faire dégonfler notre pâte

5/ Faire cuire environ 20 min et savourer les pains chauds!
Et voila le travail! 

Si vous avez envie de vous offrir (ou de vous faire offrir!) une super journée, apprendre à faire du pain et d'autres pâtisseries fantastiques : http://www.bakewithmaria.com/

vendredi 22 juin 2012

Intermède au pays des cerises

J'ai eu la chance d'aller en Provence dans la région d'Apt, la semaine dernière, pour assister à la récolte des cerises bigarreaux, les cerises spécialement cultivées dans la vallée du Luberon pour fabriquer les cerises confites de Provence. 
J'en ai ramené des souvenirs formidables et quelques photos et vidéos que je voulais partager avec vous. 

Je suis étonnée à chaque fois que je me rends en Provence. Non seulement cette région est le berceau de fruits et légumes frais délicieux cultivés dans des paysages somptueux, mais elle peut aussi se vanter d'avoir des villages pittoresques et une population tout bonnement adorable!
Se promener dans un verger de cerises bigarreaux, c'est se promener dans un magasin de bonbons

Du verger au pot de cerises confites, ici, tout est fait localement. Dès qu'elles sont récoltées, les cerises sont transportées tout près de là jusqu'aux confiseurs
"Gordes, l'un des plus jolis villages de France" disent les Provençaux
Je ne suis peut-être pas la plus rouge des cerises, mais ne vous y trompez pas, mon goût n'en est pas moins exquis!

 
Un champ de lavandin près d'Apt

Et pour finir en beauté, une vidéo qui montre comment les cerises bigarreaux sont récoltées mécaniquement en Provence. Je ne sais pas pour vous, mais je n'avais rien vu d'aussi génial depuis longtemps!


samedi 16 juin 2012

Un ptit beurre day to me

En 2012, j’ai plein de choses à fêter.
D’abord le Diamond Jubilee de la Reine Elizabeth. Oui, j’adore vivre dans un royaume (serieux, c’est pas génial de pouvoir dire « J’habite dans un Royauuuume » ?)  et j’ai décidé qu’Elizabeth II était ma reine à moi aussi. Alors avec la célébration de ses 60 ans de règne, avec sa procession de mille bateaux, ses expos et reportages à gogo, l’aspirante princesse qui est en moi était aux anges.
Ensuite, les Jeux Olympiques. J’ai la chance de vivre à Londres pendant ceux qu’on appelle « The Greatest Show on Earth » et d’avoir gagné des places pour aller voir des épreuves olympiques. Concert de cérémonie d’ouverture à Hyde Park, Beach volley (oui les filles, je sais…), boxe, natation paralympique… Pendant que certains angoissent déjà sur le fait que Londres sera un cauchemar d’affluence pendant les JO (ce qui est vrai), moi je me vois déjà au cœur de l’action - et de la transpiration des athlètes - pendant un événement historique.
Et puis j’ai eu 30 ans. Je n’ai jamais fêté mes anniversaires en grandes pompes, mais 30 ans…c’est un âge spécial. Et c’était l’excuse parfaite pour faire plein de gâteaux pour ma famille et mes amis. Et quand je dis « plein », c’est vrai que je me suis un peu laissée emportée par la fièvre du rouleau à pâtisserie.
Attachez bien vos ceintures, je vous emmène dans My Cake Wonderland!


Les Bastognes maison, façon Fastoches

Ces sablés à la cannelle et à la cassonade de Lu font partie de mes biscuits préférés, et ils me rappellent mon enfance (cette douce époque où je pouvais m’en engouffrer un paquet de Bastognes sans prendre un gramme).
Alors j’étais au bord de l’hystérie le jour où un ami m’a dégoté la recette sur internet. Et parce que la chance n’arrive jamais seule, il s’avère que les Bastognes sont non seulement les meilleurs biscuits de tous les temps, mais qu’ils sont aussi d’une simplicité enfantine à réaliser.

Faits avec mes nouveaux emporte-pièces (cadeaux d’anniversaire), mes Fastoches étaient aussi mignons que délicieux. Et si vous vous sentez d’humeur diabolique, vous pouvez même les tartiner de Nutella avant de les tremper dans votre thé. Orgasme culinaire garanti!

Ingredients

300 g farine blanche
250 g cassonnade
100 g beurre doux
3 c. à c. de cannelle en poudre (j’aime ajouter aussi un peu de gingembre en poudre)
½ c. à c. d’extrait de vanille (liquide ou en pâte)
1 oeuf
1 c. à c. de levure chimique
1 pincée de sel

Faire les Fastoches

1/ Préchauffer le four à 180°C.

2/ Tamiser ensemble la farine, le sucre, la levure chimique, la cannelle (et le gingembre si utilisé)

3/ Faire fondre le beurre au micro-onde. Ajouter au mélange de farine. Bien mélanger.

4/ Ajouter l’oeuf et bien mélanger à nouveau. Si la pâte est trop sèche, ajouter du lait, une cuillère à café à la fois. 

5/ Former une boule avec la pâte, la malaxant brièvement jusqu’à ce qu’elle soit souple et lisse. 

6/ Fariner généreusement le plan de travail, et étaler à la pâte avec un rouleau à pâtisserie sur une épaisseur de 5mm si vous aimez des biscuits croustillants, ou 1cm si vous préféré des biscuits un peu plus moelleux. Emportez des formes à l’emporte-pièce et déposez en les espaçant sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé légèrement fariné ou un tapis de cuisson en silicone légèrement fariné. 

7/ Faire cuire environ 20 min jusqu’à ce qu’ils soient dorés.

8/ Transférer sur une grille de refroidissement et laisser refroidir complètement. Conserver dans une boite en métal jusqu’à 2 à 3 semaines.


Si vous avez envie de faire vous meme tous vos biscuits industriels préférés, visitez ce site : http://www.lasupersuperette.com/. C’est une vrai petite merveille!

mardi 29 mai 2012

On laisse pas Le Végétalien dans un coin

Végétalien : n. m. désigne une personne qui ne mange aucune chair animale ou dérivée des animaux
Example : un baba cool portant des sarouels, vivant dans un tipi, refusant d’utiliser l’électricité (ou toute forme de confort moderne) et subvenant aux besoins alimentaires de sa famille en chassant des racines, des fleurs et des champignons sauvages.

OK, j’exagère pour l’effet de blague mais c’était à peu près à cela que ressemblait un végétalien, dans ma tête, il y a quelques années. Née au Royaume du fromage et de la charcutaille, je ne comprenais pas vraiment qu'on puisse choisir d'être végétarien… alors végétalien?

Attention, retournement de situation. Dans les comédies romantiques, c’est la scène où les deux héros qui se détestaient jusqu’alors tombent soudain follement amoureux.

Depuis je vis dans un pays :

  • Où ce n’est pas une honte d’être végétarien ou végétalien et où l'on trouve des options végétariennes au menu de tous les pubs et restaurants
  • Où l’on trouve dans tous les supermarchés une immense variété de graines, de haricots, et de légumes étranges, qui rendent cela beaucoup moins ennuyeux d’être végétarien / végétalien en Angleterre qu’en France
  • Où je partage une maison avec un végétarien (pas un extrémiste qui vous crie dessus quand vous vous enfilez un bon gros steak sous ses yeux, un végétarien cool)
J’ai aussi voyagé et découvert des régimes alimentaires différents (beaucoup moins basés sur les protéines animales que les nôtres). 
Et puis j’ai pris un peu connaissance des conséquences environnementales de la production de viande et je me suis rendue compte que manger un peu moins de protéines animales ne ferait de mal ni à moi ni à la planète. (Que personne ne s’affole, j’ai encore besoin de mon fix de poulet rôti et bœuf bourguignon une fois de temps en temps!)

Mais surtout, j’ai réalisé que j’adore découvrir de nouveaux aliments / recettes. Et plus ca sort de l'ordinaire, plus j'aime ça!

Alors le jour où une de mes collèges m’a passé commande d’un Friday Cake végétalien, j’étais bien trop curieuse pour refuser. Et dans la catégorie étrange, le gâteau qu’elle avait choisi avait une tête de vainqueur : Un gâteau végétalien à l’avocat et au chocolat. 

Gâteau chocolat avocat et son glaçage framboise

Sans œuf, sans beurre, sans lait, avec de l’eau …et de l’avocat dedans ?! Ca promettait d’être rigolo.

Le jour du jugement arriva.

Tout le monde se rassembla autour de mon gâteau vert et pensa que j’avais perdu la raison. J’ai un peu (beaucoup) du forcer mes collègues / cobayes à goûter mon gâteau. Et puis….soudain…. « oh mais... en fait... c’est super bon !? » « Oui, c’est fou hein ?! »

J’admets que le glaçage à l’avocat était un petit peu rock n’ roll, mais c’est bon! Et le gâteau au chocolat est vraiment l’un des meilleurs que j’ai fait. Très chocolaté, il est riche et léger en même temps, presque mousseux. Le léger goût d’avocat est une touche sympa. Quant à l’huile et à l’eau, l’expérience a effectivement confirmé qu’elles font des miracles dans les gâteaux au chocolat!

Alors, je sais, ça fait peur. Et si je pouvais vous prendre par la main là maintenant, je le ferais.  J’entends déjà mes compatriotes penser « Ca y est on l'a perdue, elle mange n’importe quoi. Elle est passée du côté obscur de La Manche »

Mais faites-moi confiance, vous allez adorer! Et puis la vie, c’est fait pour courir le monde après son destin comme un cheval sauvage non?

Pour les aventuriers débutants, je propose une alternative de glaçage "framboise-fromage frais" qui va merveilleusement bien avec ce gâteau.

Gâteau végétalien au chocolat et à l’avocat

Celui des braves, avec son glaçage à l'avocat

Ingrédients pour le biscuit au chocolat
(1 cup = environ 250 ml contenance, soit un gros verre à moutarde)
3 cups de farine fluide
6 c. à soupe de poudre de cacao non sucrée (Van Houten ou Neslté)
1/2 c. à c. de sel
2 c. à c. de levure chimique
2 c. à c. de bicarbonate de soude
2 cups de sucre cristallisé (ou sucre en poudre)
¼ cup d’huile végétale (tournesol ou arachide ou pépins de raisin)
1/2 cup d’avocat mur, écrasé (environ 1 avocat moyen)
2 cups d’eau
2 c. à soupe de vinaigre blanc
2 c. à café d’extrait de vanille

Faire les biscuits :

1/ Préchauffer le four à 180deg C.  Beurrer deux moules à manquer de 20cm de diametre (pas nécessaire si vous utilisez des moules en silicone)
2/ Dans un saladier, tamiser ensemble les ingrédients secs, sauf le sucre. Mettre de côté.
3/ Dans un autre saladier, mélanger tous les ingrédients mouillés ensemble, incluant l’avocat écrasé.
4/ Ajouter le sucre aux ingrédients mouillés et mélanger.
5/ Mélanger avec un fouet les ingrédients secs aux ingrédients mouillés jusqu’à obtenir une pâte lisse.
6/ Verser la préparation dans les moules et enfourner pour 30 à 40 minutes, ou jusqu’à ce qu’un couteau en ressorte « propre ».  Faire refroidir 15 min avant de démouler et laisser refroidir complètement sur une grille de refroidissement.
7/ Recouvrir un des deux biscuits de glaçage, placer l’autre biscuit par-dessus, et recouvrir le gâteau assemblé du reste du glaçage.

Ingrédients pour le glaçage à l’avocat
225g de chair d’avocat très mur (soit environ 2 petits avocats)
2 c. à café de jus de citron
300g de sucre glace, tamisé
½ c. à café d’extrait de vanille

Faire le glaçage
1/ Eplucher les avocats et enlever les noyaux. C’est important d’utiliser des avocats très murs. Cependant, prenez soin d’enlever la chair brune.

2/ Dans un saladier, battre avec le jus de citron pendant 2 à 3 min jusqu’à que le mélange éclaircisse en couleur.

3/ Ajouter le sucre glace petit à petit et battre. Ajouter l’extrait de vanille et battre. Si vous ne l’utilisez pas tout de suite, conserver au réfrigérateur.

Glaçage alternatif (non végétalien): framboises et fromage frais

Ingrédients
300g de fromage frais léger
384g pot de crème fleurette
1 cup de sucre glace
1 grosse barquette de framboises fraiches

Faire le glaçage :

1/ Mettre de côté les 12 plus belles framboises

2/ Battre la crème en chantilly, juste jusqu’à épaississement

3/ Ajouter à la chantilly le sucre et le fromage frais avec une cuillère en bois jusqu’à obtenir une pâte homogène. Incorporer délicatement le reste des framboises (sans trop les écraser)

4/ Réfrigérer si besoin jusqu’à épaississement
5/ Glacer le gâteau : recouvrir un des deux biscuits avec une couche de glaçage. Placer l’autre biscuit par-dessus. Recouvrir le gâteau assemblé du reste du glaçage. Et Décorer des 12 framboises gardées de côté.
Recette de http://joythebaker.com


mardi 22 mai 2012

Le muffin ou les joies de la pâtisserie trop fastoche


La pâtisserie fait partie de ces loisirs que je trouve thérapeutiques.
Quand je fais du jogging, j’ai tout le loisir de ressasser mes soucis. alors que quand je fais de la pâtisserie, le fait que je doive concentrer mon attention sur toutes les petites étapes de ma recette m’empêche de penser à quoi que ce soit d’autre. Et hop, oubliée la mauvaise journée, envolé ce projet qui me stress au boulot. 
  
      Certains jours bien sûr, je prends plaisir à m’attaquer à des recettes compliquées qui nécessitent d’avoir tous ses neurones en action, mais je dois avouer que souvent, j'ai juste envie de rentrer chez moi après le boulot, enfiler mon tablier, débrancher mon cerveau et plonger mes mains dans les œufs et la farine.
      Et ces jours-là, M. Muffin est mon meilleur copain. Qu'il soit salé ou sucré, le muffin repose sur une succession d’étapes terrifiantes de simplicité : 
-       - Mélanger ensemble les ingrédients secs 
      - Mélanger ensemble les ingrédients mouillés
      - Mélanger les ingrédients secs avec les mouillés, le moins possible
      - Faire cuire


Voilà. 
Bam. 
Sans crier gare, je viens de vous révéler le secret des parfaits muffins. Oubliez les recettes compliquées ; en suivant le principe ci-dessus, vous obtiendrez des muffins délicieux.  (enfin...si vous n'êtes pas experts, c'est quand-même moins risqué avec des muffins salés que sucrés, car la chimie qui y intervient est moins pointue et sensible)

Trop facile, trop bon, what else?

J'ai lu que 3 Etats-Unis d'Amérique ont choisi un muffin officiel d'état. Par exemple, le muffin à la myrtille est le muffin officiel au Minnesota (Vous vous trouvez un peu fou parfois? Allez faire un petit tour aux US, ca ira mieux!). 
Alors j'ai décidé que moi aussi, je voulais mon muffin officiel. Le voila!
 

Muffins salés aux oignons et au thym


Ingrédient pour la pâte à muffin 
275g farine fluide
1 c. à soupe de levure chimique
2 gros oeufs
225 mL de lait demi-écrémé
1 c. à café de sel

Ingrédients pour l'assaisonnement
2 c. à soupe de thym (frais ou sèché)
100g de fromage rapé (cheddar, comté, ou même fromage de chèvre si vous voulez)
3 gros oignons rouges, finement émincés

Faire les muffins:
1/ Faire suer les oignons dans une poêle à feu très doux avec une grosse cuillère à soupe d’huile d’olive pendant 15 min (les oignons ne doivent surtout pas griller, mais devenir tendres). Laisser refroidir complètement.

2/ Dans un saladier, bien mélanger tous les ingrédients secs ensemble : farine, sel, levure, fromage rapé

3/ Dans un autre saladier, battre les œufs et le lait

4/ Verser les ingredient mouillés dans les ingrédients secs et ajouter les oignons. Mélanger le tout avec une grosse cuillère en bois, le moins possible jusqu’à ce que les ingrédients soient grossièrement combinés. Le secret c’est de les remuer le moins possible, ce qui permettra aux muffins de gonfler de façon uniforme et de rester moelleux.
Je ne m’autorise qu’une dizaine de mouvements maximum. Ce n’est pas grave s’il y a des grumeaux, ils disparaitront à la cuisson. 

5/ Faire cuire dans des moules à muffins en silicone dans un four préchauffé à 200deg. C. pendant environ 15min, ou jusqu’à ce que les muffins soient gonflés et dorés. 

6/ Servir chaud 

Vous pouvez aussi préparer vos muffins à l’avance et les congeler jusqu’à deux semaines. Pour ce faire, laisser les refroidir complètement après caisson et congeler dans un sac congélation. Au moment de les servir, faites les décongeler et réchauffer 10 min dans un four à 120deg. C.  


Voici également quelques idées de variantes possibles : remplacer simplement les oignons par les combinaisons d’ingrédients ci-dessous juste au moment de mélanger tous les ingrédients ensemble. 

Indien : dés d'aubergines et de courgettes (que vous aurez préalablement attendries à la poêle) + poudre de curry + 60g emmental
Méditerranéen : tomates confites + olives noires dénoyautées + basilic frais + feta
Alsacien : oignons + lardons + emmental
La forêt en folie : champignons (n’importe quelle sorte, cuits et égouttés) + moutarde (2 c. à café) + dés de morbier ou de comté

mardi 15 mai 2012

Retour vers le futur avec les Cerises confites de Provence

Vous connaissez ces groupes sur Facebook qui disent "Tu sais que tu es né dans les années 80 si tu étais fan de Cat's Eyes quand t'étais petit, si tu as mangé des Twix à l'époque où ca s'appelait encore des Raiders...", et bien on pourrait probablement y ajouter "Tu sais que tu es né dans les années 80 si tu ne connais pas les cerises confites"

"- Les quoi?
 - Les cerises confites! Ce fruit qu'on rouge qu'on trouve en déco dans beaucoup de gâteaux et dans les cakes aux fruits? C'était le top l'ingrédient déco dans les années 70.
 - Ohhh...
 - Tu sais d'où elles viennent?
 - Hum...
 - Comment on les fabrique?
 - Euh... (bouche ouverte, regard vide, gros silence) "

Ca, c'était moi quand on m’a annoncé que j’allais travailler pour l’un des ingrédients de pâtisserie les plus funky qui soit : les cerises confites de Provence.
(Je travaille dans une agence marketing food and wine. Ouai,...trop dur ma vie)
Au cours des 2 dernières années, j’ai tout découvert des cerises confites de Provence, j'ai vu des top chefs cuisiner des recettes géniales aux cerises confites, j'ai même eu la chance de visiter les unités de productions de cerises confites en Provence… et j’ai vu la vie en rose.

La légende raconte que Nostradamus a été le premier à mettre au point la technique de confisage, utilisant le sucre pour conserver les fruits. Après lui, les agriculteurs de cerises de Provence (où le climat et les sols sont idéaux) ont perfectionné au cours des siècles le savoir-faire artisanal du confisage de nombreux fruits, et notamment de la cerise Napoléon Bigarreau (parfaite pour le confisage car elle a une chair ferme et est facile à dénoyauter)

Comment fabrique-t-on une cerise confite? 
Une fois cueillie, la cerise est blanchie, dénoyautée, calibrée puis trempée pendant 10 jours successivement dans des sirops de sucre de plus en plus concentrés jusqu’à ce que toute l’eau du fruit ait été remplacée par du sucre. Super cool, non?

Avec sa longue tradition de cakes aux fruits (dont le fameux Christmas pudding), le Royaume-Uni consomme beaucoup plus de cerises confites que la France. C’est pour cela que ce petit produit peu connu en France est depuis longtemps exporté au Royaume-Uni.  Même si d’autres pays produisent aujourd’hui des cerises confites (Italie, Grèce, Espagne), celles de Provence restent la référence en terme de qualité et de savoir-faire artisanal.
« Allo? Oui ici le bureau d’expertise en cerise confite. Quelle est votre question? » 
En tant qu’aventurière de la pâtisserie, je voulais voir ce qu'elles avaient dans le vente.
J’ai donc commencé à mettre des cerises confites partout : dans la galette des rois, dans les muffins, dans les whoopie pies, …Ô miracle, elles sont délicieuses et très faciles à utiliser. On peut s’amuser à remplacer pratiquement tous les fruits confits ou fruits secs de n’importe quelle recette par des cerises confites. Et comme leur forme et leur goût ne sont pas altérés par la cuisson, elles donnent même de meilleurs résultats que les fruits frais dans certaines recettes (le strudel par exemple).
Elles sont tellement plus contemporaines qu'on pourrait le penser au premier abord!

Alors quand ma copine a organisé une Pink Party pour son anniversaire, j’ai su ce qu’il me restait à faire. J’ai enfilé mon tablier, j’ai couru chez M&S acheter une boite de biscuits du Diamond jubilee d’Elizabeth (j’adore tout ce qui touche à la famille royale), je me suis débarrassée des sablés qu’il y avait dedans et j’ai fait mes petits biscuits roses préférés.

Cette recette de cantuccis vient du blog http://provencecalling.com/. Les cerises confites caramélisant légèrement à la cuisson, elles donnent un vrai goût de paradis à ces petits biscuits trop mignons.


Cantucci aux amandes et 
aux cerises confites de Provence
Ingrédients :
-         100g amandes entières
-         50g de poudre d’amande
-         100g de cerises confites de Provence 100% naturelles
-         250g de farine blanche
-         125g de sucre en poudre
-         ¼ c. à c. généreuse de levure chimique
-         2 gros œufs légèrement battus
-         Un peu de beurre pour la plaque de cuisson (ou un pincée de farine si vous utilisez un tapis de cuisson en silicone)

1/ Préchauffer le four à 200°C.

2/ Quand le four est chaud, faire dorer les amandes sur une plaque de cuisson (sans matière grasse) pendant 5 min. Sortir du four, laisser refroidir les amandes. (Laisser le four à température).

3/ Tamiser la farine, le sucre, la poudre d’amande et la levure dans un grand bol. Mélanger et faire un puit au centre. Y verser les œufs battus. Mélanger le tout graduellement avec une cuillère en bois (finir avec les mains, c’est plus facile et c’est rigolo!)

4/ Incorporer délicatement les cerises confites et les amandes en essayant de ne pas écraser les cerises confites. Vous devez obtenir une pâte compacte un peu collante.

5/ Avec des mains farinées, séparer la pâte en deux boules de taille égale. Façonner chaque boute grossièrement en une grosse saucisse d’environ 25-30cm de long. Faire cuire 15 à 18 min.

6/ Sortir du four et laisser refroidir 10 min, puis couper en diagonale des cantuccis d’environ 1cm d’épaisseur. Etaler les cantucci sur la plaque de cuisson, baisser la température du four à 150°C et refaire cuire pendant 30 – 45 min (selon si vous souhaitez que les cantucci soient plus ou moins durs et croquants)

7/ Faire refroidir complètement sur une grille de refroidissement. Conserver jusqu’à deux mois dans une boite à biscuits en métal.



mardi 24 avril 2012

Le cupcake est mort, longue vie à la whoopie pie!

Toute après-midi entre copines londoniennes qui se respectent inclue un passage chez The Hummingbird Bakery (une des pâtisseries préférées de Gwyneth Paltrow) et l’achat de red velvet cupcakes en prenant bien son temps parce qu’avec un peu de chance, on pourrait peut-être même la croiser, Gwyneth ... (cela dit, avec la demi-heure de queue réglementaire à l’entrée, on maximise ses chances de finir un jour par tomber sur elle)
Mais soyons honnêtes, le cupcake est comme les filles populaires qu’on détestait (et qu’on jalousait) au lycée : il est joli, mais il n’a pas grand-chose d’intéressant à raconter.
Je le dis haut et fort : le cupcake n’est rien de plus qu’un muffin privé de pépites de chocolat, de morceaux de fruits, de noix (tout ce qui est bon en fait) et sur lequel on a collé une couche scandaleuse de glaçage, certes joli, mais ennuyeux à mourir.

Whoopie pie au chocolat

D’un autre côté, la whoopie pie, elle, cumule les avantages du cookie, du gâteau et même du cupcake. Bref, le beurre, l’argent du beurre et la crémière.
Pour ceux qui ne la connaissent pas, la whoopie pie est l’assemblage de deux cookies/mini gâteaux moelleux, collés ensemble par de la crème de marshmallow ou du glaçage type butter cream/fromage frais. Oui, c’est un genre de macaron diabolique, mais en plus facile à faire. On peut changer le parfum de la whoopie et de la crème, leur intégrer toutes les pépites et les morceaux de fruits / noix que l’on souhaite, tremper la whoopie dans un glaçage, rouler les bords dans des pépites décoratives…les combinaisons sont illimitées. Ai-je vraiment besoin d’en dire plus?
En passant, les whoopie pies sont originaires des Etats-Unis. Les mères de familles Amish avaient l’habitude d’en glisser dans les lunch boxes de leurs maris et enfants, qui criaient de joie « whoopie ! » en les y découvrant. Et là je vous vois venir, vous vous dites « Après le cheesecake, les whoopie pies…son blog n’est pas plus au sujet de la pâtisserie britannique que moi je ne suis la Reine d’Angleterre!? ». Hum…good point!
En fait, je me passionne pour les gâteaux que j’ai découverts à Londres et pour tout ce qu’on mange au Royaume-Uni en général. Sauf que contrairement à la France qui est globalement très centrée sur sa propre culture culinaire (et on peut partiellement le comprendre), la gastronomie britannique est un formidable patchwork de cuisine locale traditionnelle et d’influences culinaires du monde entier.  Moi qui n’ai mangé presque que « français » la plus grande partie de ma vie, je trouve cela génial. Comme je le dis souvent, vivre à l’étrange c’est une petite aventure quotidienne, et découvrir la culture culinaire locale en fait partie.
Tout cela pour dire que, oui, mon blog est fortement influencé par la pâtisserie britannique traditionnelle mais aussi par tout ce que le Royaume-Uni s’est approprié de super gâteaux importés d’ailleurs. En ce qui concerne les whoopie pies, mon livre de recette vient quand-même des US (un souvenir de vacances à NYC) : Whoopie pies, de Sarah Billingsley et Amy Treadwell. Je trouve que ce livre est un bon point de départ pour s’attaquer à ces petits gâteaux merveilleux, et on le trouve à l’achat sur amazon.
Whoopie pies, de Sarah Billingsley 
et Amy Treadwell

Pour être tout à fait honnête, les whoopie pies ci-dessous sont le fruit d’une soirée cuisine entre copines, durant laquelle j’étais tellement occupée à papoter et rigoler que j’ai carrément oublié de mettre du sucre dans la pâte à whoopie. J’ai du ajouter le sucre à la dernière minute et donc trop battre la pâte. Résultat : des whoopie toutes sèches rebaptisées par mes copines « Poopie pies » (je ne m’abaisserai pas à le traduire, mais ça nous a bien fait rigoler toute la soirée). Je vous invite quand-même à tenter l’aventure whoopie. Quand on ne se plante pas dans la recette, elles sont à tomber!
Alors si toi aussi, tu veux être cool et belle comme Gwyneth, arrête de manger des cupcakes, et fais des whoopie pies!

Classic chocolate whoopie pies et leur filling au fromage frais

Ingrédients pour les whoopies (pour environ 15 whoopies pies assemblées, selon la taille des whoopies):
(cette recette est en « cups » = gobelets de mesure. 1 cup = environ 250mL. L’important est la proportion des ingrédients les uns par rapport aux autres. Vous pouvez utiliser un verre à moutarde comme mesure de base si vous n’avez pas de gobelets de mesure)
1 et 2/3 cups de farine
2/3 cups de poudre de cacao non sucrée (type Nestlé dessert)
1 ½ c. à c. de bicarbonate de soude
½ c. à c. de sel
4 c. à s. de beurre à température ambiante
4 c. à s. de graisse végétale (remplacez par du beurre si vous n’en trouvez pas)
1 cup de sucre muscovado en poudre (sucre non raffiné - si vous n’en trouvez pas, prenez du sucre blond en poudre)
1 gros œuf
1 c. à c. d’extrait de vanille
1 cup de lait demi écrémé
Faire les whoopies :
1/ Préparer 1 plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé (ou d’un tapis de cuisson en silicone)
2/ Dans un grand bol, tamiser ensemble la farine, la poudre de cacao, le bicarbonate de soude, le sel.
2/ Dans un autre grand bol, battre ensemble (soit avec un batteur électrique ou dans la cuve de votre robot Kenwood) le beurre, la graisse végétale et le sucre : d’abord doucement pour les incorporer, puis à pleine vitesse environ 3 min jusqu’à obtenir un mélange lisse et mousseux.
3/ Ajouter l’œuf et la vanille, et battre encore 2 min.
4/ Ajouter la moitié du mélange farine/cacao/bicarbonate/sel et la moitié du lait, et battre à vitesse minimale jusqu’à incorporation. Racler les bords du bol, ajouter l’autre moitié du mélange farine/cacao/bicarbonate/sel et l’autre moitié du lait. Battre la batte à petite vitesse jusqu‘à ce que tout soit tout juste mélangé.
Attention, l’objectif de cette étape est de battre votre pâte le moins possible (comme pour le muffin, moins on mélange, et plus on obtient un gâteau moelleux). Si vous craigniez de trop la battre, je vous recommande de réaliser l’étape 4 avec une cuillère en bois plutôt qu’un batteur électrique, et de vous arrêter de mélanger dès que les ingrédients sont à peu près uniformément mélangés.
5/ En utilisant une cuillère à soupe ou une poche à douille, déposer sur la plaque de cuisson l’équivalent d’une cuillère à soupe de pâte par whoopie. Renouveler jusqu’à épuisement de la pâte, en espaçant les whoopies d’au moins 3 cm.
6/ Faire cuire une fournée à la fois, environ 10 min ou jusqu’à ce que les whoopies soient gonflées et qu’elles « rebondissent » légèrement quand on appuie dessus avec le doigt.
7/ Laisser les whoopies refroidir 5 min sur le papier à cuisson avant de les transférer sur une grille de refroidissement jusqu’à refroidissement complet.

Ingrédients pour le filling au fromage frais :
150 de philadelphia (ou fromage frais type St Moret)
4 c. à s. de beurre doux, à température ambiante
3 cups de sucre glace (J’ai tendance à n’en mettre que 1, 5 à 2 pour que le filling soit moins sucré, mais il est plus liquide)
1 c. à c. d’extrait de vanille
Faire le filling :
Dans un bol, battre ensemble le fromage frais et le beurre à vitesse réduite jusqu’à incorporation. Ajouter le sucre et la vanille, et battre à vitesse croissante, puis à pleine vitesse pendant 4 minutes environ. (Plus longtemps vous battez, plus votre filling sera léger et mousseux)
Assembler les whoopies :
Coller les whoopies deux par deux (comme des macarons) avec une grosse cuillère à soupe de filling. Presser les légèrement jusqu’à ce que le filling apparaisse sur les côtés. Ca y est, vous avez des whoopie pies!

Option Mort Subite Chocolatée :
Tremper les whoopie pies assemblées jusqu’à mi-hauteur dans du chocolat noir (ou blanc) fondu. Laisser égoutter et refroidir sur une grille de refroidissement.
Ou rouler les bords des whoopie pies dans des copeaux de chocolat

lundi 16 avril 2012

De l’accro du shopping à l’accro de la pâtisserie, il n’y avait qu’un pas


Comme beaucoup de filles de ma génération, je suis une accro du shopping. Quand le premier tome de la trilogie de Sophie Kinsella est paru, ma sœur m’a appelée en furie « Pau, il faut que tu lises ce livre, c’est l’histoire de toute ta vie». J’avais honte, mais je me suis en effet vite rendu compte que c’était vrai. On aurait pu espérer que la pâtisserie réveillerait en moins des instincts plus nobles que ceux d’achat compulsif de fringues et de sacs à main… mais cela serait été sans compter sur ma nature profonde.

Tout d’abord, j’adore les livres de cuisine. Quand d'autres ont des romans, moi j’ai des livres de cuisine sur ma table de chevet. Je les lis de bout en bout comme des histoires. Quand j’ai un achat précis à faire (livre sur les muffins, livre sur le pain, etc), je peux passer des heures dans les rayons des librairies à feuilleter et comparer longuement les livres d’une même section avant de faire mon choix final (oui, cela fait probablement de moi une geek). L’achat d’un livre de pâtisserie est en général le fruit d’une étude de marché approfondie et d’un long processus de décision. Bien sûr, comme toute accro du shopping qui se respectent, certains jours j’achèterai un livre en 5 minutes juste parce qu’il est joli ; et tant pis si j’en ai déjà 2 pareils à la maison.

J’adore aussi tous les accessoires de cuisine et de pâtisserie. Je rassemble les miens dans un grand panier à picnic que j’appelle Ma Boîte à Trésors. Quand je l’ouvre et que je m’apprête à faire un gâteau, je me sens comme une petite fille face à sa panoplie de dînette et qui a hâte de se servir de ses petits accessoires. 

Pour vous aujourd'hui, petite visite guidée de certains de mes accessoires de pâtisserie préférés :
- Mon robot mixeur : mon Kenwood adoré. J’ai bavé devant pendant 1 an avant de craquer et de me l’offrir en solde l’hiver dernier. « Certes, il coûte une fortune, mais il est seulement à moitié prix en ce moment. Et c’est un investissement ; je vai m’en servir au moins 10 ans. Et en plus mon pote pâtissier dit que c’est génial »  Les accros de la carte bleue ont l’impression de s’entendre, n’est ce pas ? Ok on dirait juste un batteur électrique de luxe, mais ne vous y trompez pas, c’est bien plus que ça! Il mixe les pâtes à gâteaux et les pâtes à pain, il bat les blancs en neige, et on peut le laisser travailler pendant qu’on prépare les étapes suivantes d’une recette. Et c’est vrai que je m’en sers tout le temps.

- La spatule en silicone (autrement appelée maryse), et son petit cousin le pinceau en silicone. Simplement indispensables. Si vous n’en avez pas, courrez en acheter!

- Le minuteur : indispensable à toutes les blondes en cuisine! Combien de fois ai-je oublié mes gâteaux dans le four après les avoir minutieusement préparés. Ma vie a changé (il en faut peu pour être heureux) depuis que mes colocs m’ont offert ce magnifique petit minuteur Pylone. 

- La balance électronique et le thermomètre de four : et oui, parce que comme on me l’a appris, la pâtisserie est une affaire de précision. Et bien des fours ne sont pas fidèles à leur température affichée (et c’est capital de cuire un gâteau à bonne température!). Des petits accessoires qui font toute la différence sur le résultat final.

- Les cuillères et gobelets de mesure : parce que de nombreuses recettes américaines, australiennes ou britanniques sont en « cups » et non en grammes (précision de la mesure? pas vraiment…mais pour certains gâteaux c’est moins primordial)


- Les cercles de cuisine : mes nouveaux accessoires préférés pour présenter mini-gâteaux et plats salés comme une pro. Ils permettent notamment de faire des tartelettes comme celles de chez le pâtissier (merci Yoda Guillaume pour m’avoir appris à les utiliser comme une vraie pro!) ou des magnifiques cheesecakes individuels.

- Le kit « poche à douille » : probablement un accessoire plus utile si vous êtes adeptes de cupcakes ou de déco de gâteau (ce que je ne suis pas vraiment), mais la poche à douille est quand-même pratique pour préparer macarons et whoppie pies. Si vous avez les moyens, je vous conseille carrément d’utiliser des poches à douille en plastique à usage unique. Plus faciles à remplir et pas besoin de les laver!

- Les moules à muffin en silicone, et par extension tous les moules à gâteau en silicone : tout simplement la plus grande invention du 21ième siècle. Mais comment faisait-on avant ?

- Le tampon « biscuits maison » : un cadeau de ma sœur. C’est juste tellement mignon de tamponner « fait maison » sur ses oréos!

J’ai aussi découvert à l’usage qu’une grille de refroidissement et qu’un tapis en silicone simplifient bien la vie. Comme vous pouvez le deviner, la liste des investissements indispensables est sans fin! ;-)
Et vous, quels sont vos accessoires chouchou?